24 mai 2008
message de coeur
Il est assurément temps que
nous la jeunesse africaine, inscrivons significativement nos actes, nos jugements,
ce que nous voulons dans l’histoire et que nous décidons de construire nos pays
comme nous le voulons. Que nous décidons de choisir nos dirigeants et pas qu’on
les choisisse à notre place, que des intérêts privés, des néocolonialistes, des
compagnies pétrolières, des fraudes électorales ne le fassent pas à notre place,
comme si nous étions trop bêtes pour le faire ou pas encore murs pour un choix,
comme si nous étions encore et toujours ces petits africains prétendument à la
mentalité d’enfant décrit dans les livres d’ethnologie et de voyageurs d’avant.
Il est temps que nous
décidions de nos destins, nous le faisons chaque jour certes: femmes et hommes
du Sénégal, du Togo, de la côte d’ivoire, du Cameroun, du Kenya, de la Mozambique,
de l’Angola, d’Afrique.
Car comment se fait-il que
nous la jeunesse, nous qui faisons 58% de la population africaine ne puissions
émettre nos avis sur ce qui est à nous, notre patrimoine, notre pays, notre
futur?
Comment se fait il que nous
n’émettions guère nos avis et ne faisons guère peser nos décisions sur nos
propres chefs d’état, sur l’éducation qui nous est réservée, sur la formation,
sur les marchés octroyés, sur notre santé, sur notre environnement, etc?
Comment se fait il que nous
soyons mis à l’écart considérablement dans le concert du monde?
De telles questions nous devrions nous les poser et nous défendre qu'elles demeurent seulement des interrogations diffuses dans notre inconscient.
Une guerre sans repos doit être menée contre la tentation de l'attentisme et du défaitisme, contre les dictateurs qui nous gouvernent en sacrifiant nos destins au nom de leurs propres intérêts et ceux de leurs proches, contre le mépris et les préjugés tenaces que l'autre a de nous. Nous devons lutter en identifiant nos intérêts et ne point accepter que le racisme, les divisions internes ou les tendances politiques changeantes ne nous tuent.